Accueil > La ville > Aperçu

Aperçu sur la ville de GUELMA

Guelma

De l’avion amorçant son atterrissage à l’aérodrome d’Annaba, on remarque, à travers les hublots, à l’horizon sud, la masse du relief fixant l’emplacement géographique de GUELMA.

Nous nous trouvons dans la partie de l’Algérie appelée monts de Constantine du côté des monts de la Médjerda qui se poursuivent jusqu’à la frontière avec la Tunisie.

Guelma

Sitôt franchi le col du Fedjoudj, sur la nationale 21, les hauteurs de la masse précitée apparaissent en gros plan. A leur pied s’étale une bonne partie de la ville dont les chantiers de construction n’arrêtent pas d’escalader les flancs du Djebel Hallouf, après avoir recouvert les hauteurs voisines de koudiet el Ghozlia, entre autres. De nombreuses collines ont été recouvertes ailleurs également, comme les koudiets Bastol et Mrabet Messaoud, à l’ouest, par exemple. L’autre partie, celle de la ville basse ( qui ne dépasse pas les 250 m d’altitude ), restera cachée pendant le gros du trajet, par le Djebel Chettah dominant Héliopolis.
C’est dans une vallée, et plus précisément, celle de la moyenne Seybouse que s’est implantée la ville, dans un glacis s’étendant sur la rive droite.

Guelma

Un autre cours d’eau, affluent du précédent lui servait, initialement, de limite à l’ouest. C’est l’oued Skhoun. Guelma se trouve sur le bord sud d’un couloir orienté W-E et traversé, à partir de la confluence, par la Seybouse qui continue la direction de l’oued Bouhamdane jusqu’à Nador en présentant de nombreux méandres du fait de la pente faible de son cours ( 270 m au pont de Médjez Amar, 230 m au pont de S.S.S., 180 m au pont d’épuration, 160 m au pont de Boumahra et 130 m près de Nador ).

La cuvette est un bassin miocène provenant d’un effondrement. Elle est appelée plaine de Guelma. Son altitude est comprise entre 150 et 250 m.

Etant sur les pentes des premiers contreforts NNE de la Maouna, c’est du côté SSW que la localité est dominée par les hauteurs les plus proches, Kef en Nassara ( 358 m ), Koudiat Toubel ( 612 m ), Koudiat el Ghozlia ( 549 m ), Djebel Hallouf ( 615 m ), Bou Choucha ( 738 m ), Kef ech Chetta ( 742 m ), butte de Sidi Sellam ( 772 m ), hauteurs d’Aïn Fernana ( 925 m ), d’Aïn Kerma ( 1020 m ), Koudiat ed Driniza ( 1051 m ), hauteurs dominant Mechta Kréfidj ( 1057 m ), Kelaa es Settaa ( 1105 m ), hauteurs dominant mechtat Aîn el Alleg ( 1180 m ). A l’horizon, les hauteurs les plus élevées du bloc avec le creux de Serdj el Aouda ( 1323 m ), Kef Fernane, Oum Nessour ( 1377 m ) et le point culminant ( 1411 m ).

... C’est dans la vallée de la moyenne Seybouse , que s’est implantée la ville ...

Au SW, signalons Koudiet el Djabissa ( 402 m ), Dra el Karoucha ( 603 m ) et Kraroubet el Hadj ( 655 m ).
A l’ouest, contentons-nous de citer Kef Soltane ( 391 m ), Kef el Ghrib ( 474 m ) et Koudiet Amlaouat ( 519 m ) car le reste se confond avec le relief éloigné de l’autre versant comme les Djebels Arara ( 718 m ) – dans la région de Medjez Amar-, Bettoum ( 623 m ) – dans la commune d’Hammam Débagh- et Abdallah ( 491 m ) qui surplombe la digue du barrage ainsi que Guelaa Béni Addi ( 564 m ), l’horizon laissant apparaître, à certains endroits, les sommets des Djebels Mermoura ( 993 m ), Taya ( 1208 m ) et el Graar (1078 m).

Guelma

Au NW, l’autre versant comporte le djebel Guerboussa ( 360 m ), les koudiets Amessel (505 m ), ed Debdeba ( 354 m ) et er Ragouba ( 557 m ) et les hauteurs dominant Jar Safra (526 m ) et chaabat Laffa, l’horizon présentant la chaîne de Débagh avec ses différents mamelons ayant respectivement, de droite à gauche, comme altitudes, 927 m, 1015 m, 1049 m, 1060 m, 926 m, 798 m et 794 m.

Au nord, nous restons sur le versant opposé pour citer huit collines, à droite, Koudiet Dzira ( 359 m ), el Mansour ( 451 m ) et ez Zaroura ( 434 m ) et, à gauche, Koudiet Bou Snib ( 364 m ), Dar Ibrahim ( 586 m ), Thalghrib, Kabira ( 546 m) et Drâbel ( 495 m ) ainsi que trois monts ech Chattah ( 536 m ), Bouchahrine ( 492 m ) et el Mékhalfa ( 545 m ), l’horizon étant meublé par le djebel Bou Sba ( 635 m ).

Au NE, et toujours sur l’autre rive, on peut distinguer Koudiet el Khorfa ( 274 m ), Djebel ez Zemzouma ( 332 m ), Koudiet el Madia ( 401 m ), Ras Ragoubet Sid ( 346 m ), Koudiet Meslane ( 461 m), Kef et Tala ( 496 m ), Koudiet es Satha ( 485 m ), Koudiet ez Zemouri (490 m ), Koudiet el Melab ( 811 m ) et Kef Drader ( 815 m ), l’horizon étant constitué par Kef Nsoûr ( 932 m ), Djebel Haouara ( 839 ) m et Koudiet Seb’a Mzayer ( 980 m ).

A l’Est, mentionnons sur le versant opposé, également, dans le méandre de l’agglomération de Nador, Djebel Bou Kachrouda ( 438 m ) et du côté de la berge droite, Djebel Bou el groûn ( 299 m ) - au-delà de l’oued Boussora, au SE de Boumahra- , Djebel Halalif ( 380 m ) -dans les Béni Marmi- et les hauteurs dominant la confluence d’Oued Hélia ( 470 m ), le djebel Nador ( 737 m ) se dressant à l’horizon.

Le SE recevant l’élargissement de la plaine, Fedj ed Dif ( 454 m ) se trouve au-delà de Boumahra. Dra Kamel ( 631 m ), Moul Draou ( 619 m ) et Dra Bou Nouéra, de même altitude, se situent encore plus loin. Au-delà du cours supérieur d’Oued Hélia, dans l’Ourès, les Kefs el Ahmeur, An Chouch et el Besbés ont, respectivement, pour altitude 803 m, 858 m et 534 m. Plus loin, Dra Mekrmène atteint 872 m. Après l’Oued Bou Mia, on trouve Safiet Chebata ( 800 m ), Koudiet el Hindi ( 900 m ), Djebel Tbaga et Safiet el Bagra ainsi que Sfa Ali ( 977 m ), Bou Guernisse ( 941 m ) et Djebel Schoara ( 864 m ), Kef er Riah ( 1122 m ) se dressant à l’horizon, ainsi qu’ el Melka ( 1033 m ), Kedraa ( 1140 ) et Rous el Mzaïer ( 1097 m ) dominant Aïn Ketone.

Le relief du sud commence par la série des collines où les ruisseaux alimentant l’oued Maïz prennent leur source et dont les altitudes sont 589, 594 et 597 m et comprend Kef er Rakhma ( 701 m ), Kef el Ahmar ( 925 m ), Dra el Kerma ( 974 m ), Koudiet el Mead ( 1038 m ), les hauteurs des O.Béni Snane ( 1086 m ), l’horizon refermant la boucle avec la Maouna.

Sommet de la Maouna

Les lieux-dits connus sous l’appellation de mechtas, du fait de leur séparation de l’agglomération principale, il y a un quart de siècle, à peine, en font des parties intégrantes depuis bien avant l’an 2000 déjà comme ce qui est devenu les cités d’Aïn Defla et celle d’Oued Maïz. Quant à la cité des frères Rahabi ( extrême Est ), elle a pour origine le projet de doter le chef-lieu de wilaya d’une zone industrielle implantée au bout du territoire de la commune pour débarrasser les périmètres d’habitat de toute nuisance. D’un coup de baguette magique, elle s’est muée en zone résidentielle, sous l’appellation, au départ, de Gérodon, du nom de l’entreprise danoise qui en a exécuté les travaux. Distante d’une trotte pendant un court laps de temps, elle ne connaît plus d’écart la séparant de l’ancienne périphérie réservée aux usines car le vaste complexe urbain Emir Abdelkader vient de colmater tout l’espace plat où s’étendaient les champs ( et où des charpentes de gradins rappelaient que l’hippodrome projeté dans les années 80, n’a jamais vu le jour...)

Maouna

Ce qui est arrivé, auparavant, aux fermes qui se sont trouvées entourées de constructions de toutes parts, comme celles appelées St Joseph et Saint Antoine ainsi que celle dite, familièrement, Guergour, s’est appliqué par la suite aux exploitations qui sous-tendaient les mesures de révolution agraire dans la commune, à savoir les haouchs Ben Abbès Hassane, Felfouli Tahar, Zeghdoudi Ahmed et Débabi Mohamed, car des quartiers ont remplacé des vergers...
Le noyau de la ville du 19e siècle reste au milieu de l’espace bâti. Il ne comporte plus de limites évidentes. Cependant, dans le langage courant, certains indices en survivent à travers l’appellation des anciennes portes ( bâb soug, bâb Skikda ...) ou celles de certains endroits ( aly Chuchenna, tobana...)
Les arbres bordant les artères ou ombrageant les places permettent des déductions appropriées.
Souvent, aussi, les caractéristiques en tombent sous le sens comme la disposition des rues se coupant à angle droit et d’orientation SE-NW et NE-SW.

Cependant, ces dernières données se retrouvent dans la cité du Bon accueil qui ne fait pas partie du damier initial. La cité de l’école est de la même époque mais elle n’a pas pu garder les deux critères. Ce qui est commun aux deux quartiers, il faut le rechercher dans le type des constructions et les soins accordés aux espaces verts.
D’autres rapprochements peuvent être opérés entre les quartiers appelés Gisselbreck et les jardins, chacun d’eux se trouvant dans la partie basse, déjà, et pour de multiples raisons également.

Les cités Benchéghib, Bordjiba, Hamlaoui, Seddiki et Harga qui connaissaient des conditions difficiles ont profité de mesures efficaces d’assainissement, leur environnement ayant changé radicalement de physionomie depuis les grands travaux de terrassement de l’exutoire que constituait l’Oued Skhoun. De plus, des programmes les ont dotées de ce qui leur manquait en infrastructures socioculturelles.

Les lotissements du 19 juin et d’Aïn Defla ne sont séparés que par l’espace foncier.
Les cités Gahdour Tahar, Agabi Amar et Bara Lakhdar ont des spécificités qui leur sont propres.
Les immeubles des cités Chéghib Rabah, Champ de manœuvres, et des frères Saadane peuvent également être étudiés ensemble.

Tout ce qui s’est construit dans les innombrables extensions du 19 juin, dans l’espace très vaste entre le boulevard Bounar Salah et la cité Maghmouli Yahia, dans les étendues recouvrant les hauteurs en direction de l’université et dans l’aire des coteaux dominant la RN 20, du côté de son tronçon ouest ainsi que tout ce qui se construit encore dans ces quatre endroits ou ailleurs peut donner lieu à des analyses urbanistiques copieuses et, partant, longues.

Quoi qu’il en soit, il existe une très grande diversité dans les types de conception des différents développements ayant composé l’agglomération, tout en tenant compte des concordances liant un nombre appréciable de groupes de réalisations.

La place occupée par certains boulevards est déterminante dans la régulation de la circulation et confirme la notion de bien-être que l’on éprouve en se déplaçant dans plusieurs endroits.

Le grand axe SALEM Mohamed appelé toujours boulevard du volontariat, outre l’aspect indiqué, a rendu de grands services aux quartiers qui semblaient déshérités en les articulant harmonieusement au centre ville Les carrefours avec jets d’eau et les places publiques procurent au tissu urbain plus d’équilibre, certains endroits ayant acquis une importance rarissime comme le carrefour dit du château d’eau qui agence le haut de l’avenue du premier novembre avec les quartiers de l’APC, de Gahdour et de Bâb Souk.

Le présent aperçu se devant être assez bref, nous ne lui ajoutons que les quelques lignes qui suivent. Certaines artères reçoivent une fréquentation dense. Le commerce est présent un peu partout mais atteint son paroxysme à des endroits précis comme la rue d’Announa et bâb Qsamtina. Les fruits et légumes se vendent, non seulement, au marché couvert HarchaHacène et au boulevard du volontariat mais ailleurs également.

L’avenue du 1er novembre permet l’accès aux hôtels et restaurants ainsi qu’aux deux importantes places.
La rue Zaïmia Mahieddine conduit au siège de la wilaya et à un certain nombre de directions, les autres se trouvant, notamment, dans la partie haute de la ville, près du cimetière des chouhadas.
Le centre ville n’abrite que quelques services, dont les banques et la recette principale des PTT.
Les transports ont trois endroits principaux.
Le boulevard Soudani Boudjemaa ne peut être omis de cet aperçu car il a le grand avantage d’être à proximité des hôtels mais également de permettre l’accès à des lieux de détente ( square, jardin archéologique, place des martyrs, celle du 8 mai...) ou de culture ( théâtre antique, théâtre municipal, bibliothèques, librairies, associations, internet, vidéo, cinéma ...). Il est, en outre, aussi bien une plaque tournante pour ceux qui se rendent, à pied, aux diverses parties de la ville ( place 19 mars, HLM de l’ancien stade, Bvd Boumaza Saïd, cité du Bon accueil, quartier du 8 mars...), qu’un relais incontournable dans le transport urbain pour ceux qui se rendent plus loin. En plus, il offre toute une gamme de commerces ( habillement, optique, électroménager, pâtisserie, jouets, restauration, cosmétiques, bijouterie, pharmacie, portables, photos, fournitures électriques...)

M.-L. GASMI