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La tourterelle à Guelma

La tourterelle à Guelma

Inconnue dans notre cité, encore au début de la dernière décennie du siècle passé, la tourterelle y est devenue, en très peu de temps, l’oiseau dont la présence est l’une des plus remarquées. Les passants la trouvent devant eux, à tout moment, sur le trottoir ou sur la chaussée, car notre variété est urbaine et sédentaire. On la rencontre partout : sur une parabole de télévision, sur un lampadaire d’éclairage public ou sur un fil électrique ou encore au sommet d’un poteau... Si on ne la voit pas, elle fait entendre son cri répété et qui semble être proche de celui d’un hibou.

La tourterelle à Guelma

De la taille d’un pigeon, mais élancé et gracieux, notre oiseau est l’une des espèces à collier... Noir entouré de blanc, celui-ci est en forme de croissant. De là viendrait l’appellation de « turque ». La même variété vit également, à présent, dans tout le nord du Maghreb et, plus généralement, dans les pays méditerranéens, ainsi que dans des régions du sud de l’Europe.

Les différentes variétés de tourterelles sont réparties dans les 5 continents.

La tourterelle à Guelma La tourterelle à Guelma

Fragile et rudimentaire (ce que nos photos illustrent clairement), le nid de la tourterelle turque est installé généralement dans un arbre là où l’enfourchure forme une assise pouvant supporter les simples brindilles qui le constituent. C’est un amas de bâtonnets apportés par le mâle disposés sommairement du bec avec la participation de la femelle également. Celle-ci y pond 2 œufs espacés d’un jour ou deux. Elle les couve pendant deux semaines relayée, semble-t-il, par son partenaire. Après leur éclosion, les tourtereaux n’ont que du duvet, les premières plumes n’étant acquises qu’après plus de 10 jours. Ils grandissent très rapidement et, au fil des jours, ils apprennent à quitter progressivement le nid et n’y retournent plus quand ils auront grandi.